AgirpourIngrid.com - Paris - 16/05/08
Le Comité de soutien a pris connaissance d’informations révélées par le premier quotidien colombien, El Tiempo, selon laquelle l’armée colombienne a localisé un campement des FARC où se trouveraient plusieurs otages. Les forces armées procéderaient actuellement à une « localisation humanitaire » des otages tandis que des sources proches du gouvernement évoquent le déploiement de 15.000 soldats. Nous ignorons l’identité des otages qui seraient détenus dans le campement concerné.
Le Comité de soutien tient à faire part de sa plus haute préoccupation : nous connaissons malheureusement la barbarie dont font preuve les FARC en cas d’opération militaire trop rapprochée des otages. La gâchette ne tremble pas : les otages sont liquidés sans la moindre hésitation, comme cela a été le cas par le passé.
Nous ne comprenons pas pourquoi le président colombien a décidé de stimuler la capacité assassine des FARC. La solution militaire au problème des otages se conclura dans un bain de sang macabre alors que leurs familles les veulent vivants et libres. Président Uribe, nous en appelons à votre raison car nous savons que les FARC l’ont perdu depuis longtemps : ne soyez pas le complice de la pire des atrocités, ne transformez pas ces campements de l’horreur en abattoirs de la terreur.
Le Comité de soutien avait prévenu l’ensemble des chefs d’Etat présent au Sommet Union Européenne – Amérique Latine et Caraïbes de Lima : en fermant les yeux sur ce problème, le dénouement ne sera que plus fatal. Il reste encore deux pleines journées de travail aux chefs d’Etat pour éviter que le pire n’arrive à seulement plus d’un millier de kilomètres de Lima : personne n’a le droit d’esquiver ses responsabilités. Nous leur demandons instamment de s’opposer aussi massivement que frontalement aux opérations militaires et d’appuyer les initiatives de médiation emmenées par la France.
L’heure est indéniablement grave mais il est encore possible de ne pas être pris par le temps. Ceux qui peuvent y contribuer savent clairement ce qu’il leur reste à faire. Nous observons et attendons dans l’angoisse.




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